Michael Jackson Biographie

21 mai 2007

Les débuts des Jackson Five :

Michael Joseph Jackson naît par une chaude nuit d'été, le 29 août 1958 à Gary, Indiana, est une ville industrielle très grise, au sud de Chicago, Illinois. Il est le septième enfant sur neuf frères et sœurs. La famille Jackson est une famille pauvre qui survit grâce aux aides de l'Armée du Salut et au maigre salaire de Joseph Jackson : 56$ par mois dira plus tard Katherine Jackson, maman bienveillante de la famille. Les parents Jackson sont un peu l'extrême à eux deux. Joseph, dit Joe, est un père très autoritaire, parfois violent. Katherine Jackson, dit Kat, est une mère stricte mais affectueuse.

Les Jackson sont pauvres mais très croyants et pratiquants. Katherine élèvera ses enfants dans la foi et au rythme des réunions des Témoins de Jéhovah. Michael ne fêtera donc jamais son anniversaire ou Noël : les Témoins de Jéhovah ne les fêtent pas.
Les Jackson sont nombreux et en 1966, après la naissance de la petite dernière : Janet Jackson, la famille compte six frères : Jackie (de son vrai nom : Sigmund), Tito, Jermaine, Marlon, Michael, Randy et 3 soeurs : Rebbie (de son vrai nom : Maureen), Latoya et Janet (de son vrai nom : Damita Joe).

Dans les années 50 Joe aspirait a entrer dans le show business, mais de multiples réalités croissant en même temps que sa famille, le contraignirent a mettre ses rêves de côté.

gitarre Il avait fait partie comme chanteur et guitariste d'un groupe intitule The Falcons (les Faucons) qui, se souvient-il, « faisait surtout les bars et les facs ». Bien vite, la responsabilité de onze bouches a nourrir transférèrent pour lui le mot « musique » d'une carrière possible au domaine des loisirs rares. C'est comme conducteur de grue qu'il entretint sa famille, et sa précieuse guitare fut théoriquement reléguée a une vie de poussière au fond d'un placard.

Mr. Jackson, Katherine, se souvient qu'elle chantait souvent a la maison, et qu'elle apprenait a ses enfants des chansons afin qu'ils puissent se joindre a elle. « C'était des petites choses très simples », dit-elle. Mais c'est dans cette atmosphère que Michael Jackson a été baigne et sans doute est-ce ainsi que se développa son intérêt pour la musique.

« Mon père avait un groupe, The Falcons; ils étaient trois frères qui jouaient de la guitare et chantaient. Il y avait donc toujours une guitare qui traînait quelque part. Nous avons chante tout d'abord a la maison. Au début j'avais cinq ans. Mon frère Tito prenait la guitare et se mettait a jouer, et finalement nous commencions a chanter sur ce qu'il jouait. Des airs comme « Cotton Fields Back Home » (Negro Spiritual), certains vieux trucs de Ray Charles et de James Brown. Un jour mon père surprit Tito avec la guitare et entra dans une colère noire car il interdisait a tout le monde de la toucher. C'était un objet cher a son cœur, et il la conservait comme un témoin précieux du passe.

Finalement il laissa Tito jouer, en lui disant: « Fais-moi voir ce que tu peux faire! » Là-dessus Tito bichonna sérieusement l’instrument et se mit a vraiment bien jouer. Ce fut un choc pour mon père, car il sentit tout de suite la un talent spécial. Il était réellement surpris, et si heureux que son fils put jouer ainsi!

Bientôt un groupe fut forme a la maison, compose de Jackie, Jermaine et Tito. Puis Marlon se joignit a eux, tandis que le petit Michael tapait sur une paire de « bongos » a chaque prestation de ses frères.

Ainsi en 1963, Katherine surprend Michael en train de chanter, Il n'est alors âgé que de 5 ans, mais sa voix est déjà exceptionnelle. Michael imiter la façon de chanter de Jermaine; Katherine en parle alors à son mari: « Je crois bien que nous avons un autre chanteur-vedette! ».  Mais ce dernier ne se montre pas très enthousiaste.

Jackie se souvient: « Il avait une telle énergie qu'a cinq ans il était déjà pratiquement un chef, nous l'avons senti. Et nous lui avons dit: " Eh, Michael, tu seras le gars qui dirige! " » C'est ainsi qu'on fait l'histoire!

Poussé par sa femme, il accepte enfin d'écouter ses enfants. Il découvre alors tout le potentiel de sa projéniture.
Rapidement,
Joe encouragea vite ses fils a poursuivre la musique, et il se mit a consacrer son argent durement gagne a l'achat d'instruments. Katherine protesta tout d'abord, puis finalement elle se rendit aux raisons de son mari de se préoccuper du nouveau passe-temps de leurs enfants. « Quand une femme est une bonne mère et qu'elle voit tout l'argent disparaître dans l'achat d'instruments, évidemment elle n'aime pas ça », admet Joe, mais il les encouragea plus avant.

Voici l'opinion de Tito : « Nos parents nous ont pousse, mais ce n'était pas contre notre volonté, Nous aimions la musique. C'était une joie a cet age, de faire de la musique qui semblait bien balancer et que les adultes semblaient apprécier. Les autres gosses passaient près de la maison sur leur chemin depuis l'école et ils nous voyaient chaque jour nous exercer. Certains d'entre eux s'arrêtaient pour écouter. D'autres se moquaient; il disaient: " Regardez ces Jackson. Ils n'arriveront nulle part. Tout ce qu'ils font la, c'est pour rien. " Mais nous avons persévère. Je crois qu'une grande part de notre succès actuel est du a notre départ précoce. »

Très vite toute la famille fut prise par l'enthousiasme de la musique. Joe déclare a ce sujet: << si vous tournez beaucoup autour de quelque chose, vous y participerez finalement. >> Par ailleurs, c'était une façon idéale d'occuper les enfants de manière constructive après l'école. << A Gary, explique Joe, avec toutes les aciéries, les gosses n'ont rien d'autre a faire qu'aller a l'école puis revenir a la maison. Alors ils apprennent a chanter ou a jouer d'un instrument quelconque. Ils veulent améliorer leur condition, car ils voient leurs parents travailler chaque jour dans les aciéries. >>

Michael n'a guère de souvenirs d'avant cette époque : En fait j'étais si petit que je ne me souviens pratiquement de rien. A cinq ans je faisais les "tournées", chantant et dansant. Toujours hors de la maison, hors de l'école. Je me rappelle juste certaines petites choses comme la boutique du coin, ou certaines gens du voisinage. Le lycée derrière la maison avait toujours une grande fanfare, avec des trompettes, des trombones et une batterie, qui descendait la rue, comme une parade: j'aimais ça. Et je me souviens encore de la première fois ou je chantai en classe maternelle. Tout le monde était emballe!

L'une de nos voisines trouva le nom "The Jackson Five". Nous avons commence a répéter chaque jour après l’école. Des gosses nous taquinaient parce que nous répétions tout le temps, même a l'école. Derrière notre maison il y avait un grand terrain de base-ball, et nous entendions les acclamations de la foule tandis que nous étions a la maison. Nous en étions malades. On nous lançait des cailloux par la fenêtre, les gens se

, les frères Jackson commençent à se faire connaitre dans la région de Gary. Ils font leur tout premier concert dans un grand magasin à Glen Park dans la banlieue de Chicago. C'est à cette occasion que Evelyn Leahy, une des responsables du magasin, suggère à Katherine de donner le nom : Jackson 5 au groupe.

Joseph prend alors en main la carrière de ses enfants et investit dans des instruments de musique. Il fait répéter ses fils jour et nuit et n'hésite pas à user de son ceinturon pour les corriger quand ils ne chantent pas comme il faut.
Les Jackson 5 enchainent plusieurs concerts dans des Clubs, des Bars, et autres Boites de nuit de la région de Chicago. Le succès vient très vite et les Jackson 5 arrivent même à se produire en première partie de plusieurs grands artistes de la musique noire américaine : James Brown, Jackie Wilson, Marta & The Marvelaves. Michael absorbe comme une éponge le savoir-faire de ses grands noms et devient lui même un véritable showman.
En 1968, ils enregistrent leurs premières maquettes chez un petit label de Gary : Steeltown Records. Ils sortiront leur tout premier 45T : Big Boy. Un an plus tard, pistonnés par Bobby Taylor et Smokey Robinson, les Jackson 5 déccrochent une audition à la mythique maison de disque : Talma Motown dirigée par Berry Gordy. Ils

remportent alors un contrat et sortent la même année leur premier album chez Motown intitulé : Diana Ross Present The Jackson 5. Diana Ross est utilisée pour promouvoir la sortie des Jackson 5, mais contrairement à ce qui a été dit à l'époque, ce n'est pas elle qui adécouvert le groupe.
Commence alors une immense carrière pour le groupe. Michael n'a que 11 ans, mais fait preuve d'une extraordinnaire aisance sur scène. La vie devient aussi très rude pour les frères Jackson, privé de tout ce qu'ils avaient l'habitude de faire : plus de sortie dans les magasins, plus de jeux avec les amis. Michael s'enferme alors peu à peu du monde extérieur. Privé de tout ce qu'un enfant a besoin à son âge, il s'invente un monde à lui, fréquente des personnes plus âgées que lui et devient timide à outrance.

Les Jackson 5 enchainent les tubes. Ils deviennent le premier groupe à placer leurs 4 premiers singles en tête des hits parades : un record jamais égalé à ce jour. Les Jackson 5 sont aussi appréciés par la population blanche qui voit en eux le modèle d'une population noire intégrée, propre et bien éduquée. Leurs tournées les entraînent aux quatres coins du monde et leurs albums se vendent par millions.

Le succès des Jackson 5, pousse Motown à lancer Michael en solo. Ainsi, quatres albums solo verront le jour chez Motown : Got To Be There en 1972, Ben la même année, Music And Me en 1973 et Forever Michael en 1975.
En l'espace de 4 ans, les Jackson 5 vendent près de 18 millions d'albums ! Mais à partir de 1973, ils commencent à perdre de la vitesse. Les singles ne se classent plus comme avant. Malgré quelques tubes, notamment
Dancing Machine en 1974, les frères Jackson ne font plus autant recette. Randy, le dernier de la famille, a rejoint ses frères la même année. Devenu assez grand (Michael à 16 ans en 1974) pour composer leurs propres musique, ils aimeraient pouvoir proposer quelques maquettes à Motown. Mais Berry Gordy ne veut rien entendre. En 1975 Joseph, qui est le manager de ses fils,

décide alors de chercher une autre maison de disque pour les Jackson 5. Ils signent la même année chez CBS (qui deviendra Epic). Mais Jermaine Jackson ne veut pas suivre ses frères. Il a épousé Azel, la fille de Berry Gordy, et ne se voit pas partir de chez Motown. Il ne signera donc pas chez CBS.
Motown, qui ne veut pas laisser partir les Jackson 5 sans rien dire, intente un procès à CBS. Personne n'en sortira vraiment vainqueur. Motown garde le nom Jackson 5 comme propriété et obtient le droit d'utiliser le nom comme bon leur semble. Les Jackson 5 qui sont donc désormais chez CBS, décident alors de se rebaptiser : The Jacksons.

Michael Jackson et les Jacksons : L'envole d'un génie

En 1976, les Jackson 5 ne sont plus chez Motown, la maison de disque qui les a vu grandir et évoluer dans le monde du show buisness, et n'ont désormais plus Jermaine qui est resté fidèle à Berry Gordy. De plus, le nom Jackson 5 n'est désormais plus leur propriété ce qui les pousse à se rebaptiser : The Jacksons.
La situation est donc délicate pour Michael et ses frères à leur entrée chez CBS. Ils se mettent très vite au travail et malgré un manque de liberté qui les a conduit à partir de chez Motown, CBS décide d'engager deux producteurs en vogue à l'époque pour composer la majorité des titres : Kenny Gamble et Leon Huff.
Michael apprendra beaucoup à leur contact, notamment dans la manière de concrétiser en studio ses idées de composition. La même année, le premier album des Jacksons sort sous le label CBS. Sobrement intitulé "The Jacksons", il connait un succès mitigé. Michael réussit tout de même à placer une de ses compositions : "Blues Away" et signe avec Tito et Jackie le titre : "Style Of Life".

Mais l'année 1977 verra un tournant dans la carrière de Michael. Il obtient le rôle de l'épouvantail dans le film "The Wiz", un remake du magicien d'Oz version comédie musicale noir américaine. Sa grande amie, Diana Ross, tient elle, le rôle de Dorothy. C'est lors d'une des répétitions qu'il rencontre Quincy Jones (qui produit la bande originale du film). Dès lors, les deux hommes lient une véritable complicité, Quincy tenant le rôle de mentor pour Michael.

La même année, un second album des Jacksons sort chez CBS
"Goin' Places". Les frères Jackson arrivent péniblement à placer deux de leurs compositions dans l'album : "Different Kind Of Lady" et "Do What You Wanna". Malgré tout, l'album est un échec et Michael décide de voir les dirigants de CBS pour leur demander plus de liberté artistique. Après une réunion musclée, il obtient le droit pour les Jacksons de composer leur prochain album. Mais en cas d'échec, CBS reprendra le contrôle de leurs productions.

1978 voit donc la sortie de "Destiny", premier album supervisé par les Jacksons eux mêmes. C'est un très gros succès. Les titres "Blame It On The Boogie" et surtout "Shake Your Body" passent en boucle dans les boites de nuit. Les Jacksons enchaineront avec une grande tournée mondiale, mais beaucoup de concerts seront annulés, Michael ayant des problèmes avec sa voix.

La même année sort "The Wiz" au cinéma. Le film recoit un accueil très mitigé, mais l'interprétation de Michael est tout de même remarquée. La bande orginale du film (produite par Quincy Jones et distribuée par Motown !) contient "Ease On Down The Road" que Michael chante avec Diana Ross, et "You Can't Win" morceau que Michael chante seul.

Les Jacksons en studio pendant l'enregistrement de "Destiny"

Et Michael cherche à se lancer en solo. Il vient de se séparer de Joe Jackson, son père et son manager depuis ses débuts. Après une légendaire discussion au téléphone avec Quincy Jones, ce dernier propose à Michael de produire son album. La réunion des deux, fera des étincelles ! Quincy fait recontrer à Michael sa légendaire équipe composée de : Rod Temperton, Bruce Swedien et Greg Phillinganes, et l'encourage à proposer ses compositions. Michael fournira 4 titres : "Don't Stop T'ill You Get Enough", "Rock With You", "Working Day And Night" et "Get On The Floor". On notera aussi le titre "Girlfriend" composé par Paul McCartney que Michael a rencontré une année plus tôt lors d'une soirée et qui sera la première collaboration entre l'ex-Beattles et le nouveau prodige de la musique noire américaine. Stevie Wonder apporte lui aussi un titre "I Can't Help It".

Ainsi, en novembre 1979, sort l'album "Off The Wall" appuyé par le truculant "Don't Stop T'ill You Get Enough". Le succès est immense ! En quelques mois, "Off The Wall" parvient à placer 4 singles dans le top 10 américain (un record !). Le très funky "Roch With You" innonde les ondes et les clubs. Michael devient le premier artiste noir à vendre autant d'albums sur le sol américain. 5 millions d'exemplaires de "Off The Wall" se vendront aux USA et 3 millions dans le reste du monde. Le public commence à se passionner pour ce jeune homme timide dans la vie mais extraverti sur scène. Il le récompensera à sa manière en gratifiant Michael de 3 American Music Awards (décernés par le public grâce aux votes) : meilleur album soul, meilleur artiste soul et meilleur single soul pour "Don't Stop T'ill You Get Enough".

Malheureusement la cérémonie phare des Grammy Awards (les prix décernés par les professionnels de la musique) que Michael attendait avec impatience lui apportera une de ses plus grande déception. En effet, il ne reçoit ce soir là, qu'un seul prix : meilleur chanteur R&B. Extrêmement déçu, et se sentant abandonné par ses paires, il se jure alors que son prochain album ne passera pas inaperçu et que personne, pas même ses paires ne pourront ignorer.
En attendant, il repart en studio avec ses frères. Désormais mûr dans son travail, il participe à fond dans ce nouveau projet. Tous les frères Jackson sont sur le pied de guerre. Après le succès de
"Off The Wall", la barre était bien haute et il fallait l'atteindre. Et ils relèveront le défi haut la main. En septembre 1980 sort "Triumph", l'album le plus aboutit des Jacksons. Des titres extraordinnairement accrocheurs comme "Can You Feel It", "Walk Right Now", ou encore "Lovely One" font de "Triumph" sans doute le meilleur album des Jacksons avec "Destiny". Pour "Can You Feel It", Michael a l'idée de créer un video clip visionnaire incluant les dernières techniques d'effets spéciaux. Un court métrage du nom de "The Triumph" sera réalisé par Robert Abel. A la manière de "Fantasia" pour Walt Disney, "The Triumph" est une oeuvre visionnaire ou les effets visuels soutiennent la musique. Il est en tous cas le premier véritable clip de Michael.


Cependant, les singles se classent très mal dans les charts et seul les ventes de l'album (près de 3 millions) sauveront "Triumph" d'un incompréhensible naugfrage !
Dans la foulée, Michael repart avec ses frères en tournée pour le "Triumph Tour". Il participe également à beaucoup de projets musicaux en faisant les choeurs ou en produisant les titres de nombreux artistes comme : Dave Mason, Stevie Wonder ou encore Latoya Jackson (sa soeur).

En 1982, Michael entre une nouvelle fois en studio avec Quincy Jones. Il est cette fois bien décidé à créer un album, que personne ne pourra ignorer. Longtemps baptisé "Starlight", le projet prendra par la suite le nom de "Thriller".

Michael Jackson : Le frisson

En cette année 1982, Michael est acharné de travail. Il commence à enregistrer l'album "Thriller" en même temps qu'un album sur le thème de E.T l'Extraterrestre (à la demande de Steven Spielberg).
Pour
"Thriller", il se surpasse. Il apporte 4 compositions magistrales : "The Girl Is Mine" qu'il enregistre en duo avec Paul McCartney, "Wanna Be Startin' Somethin'", mais aussi et surtout "Beat It" et "Billie Jean". Rod Temperton apporte 2 compositions de choix : "Babe Be Mine" et "Thriller". On notera également une composition de Steve Porcaro et John Bettis "Human Nature" et enfin le très funky "P.Y.T" de Quincy Jones et James Ingram. A l'époque, Michael enregistre plusieurs démos, dont "Hot Street" et "Nite Line" dont certaines copies de mauvaise qualité circulent sur internet. Le travail en studio devient très éprouvant car il doit travailler sur l'album d'E.T, lui aussi produit par Quincy Jones.

Ayant adoré le film, il ne se voyait pas refuser cette demande de Steven Spielberg. Ainsi il enregistre en plus de "Thriller" tout un album pour enfant sur le thème du film. Il y chante une chanson : "Someone In The Dark" composée par Rod Temperton et déclinée en deux versions (Opening and Closing), et raconte l'histoire du film en plusieurs petites parties, à la manière de conte pour enfant.
Mais les retards s'accumulent et bientôt le temps vient sérieusement à manquer. Ainsi, l'équipe de Michael précipite la fin de l'enregistrement de
"Thriller" en accélèrant le mixage de l'album. Mais le résultat est alors très mauvais. Michael épuisé et en larme décide de tout annuler. Après une réunion avec les dirigants de CBS, Michael obtient enfin plus de temps pour tout finir et, après quelques semaines d'éffort, l'album "Thriller" et l'album "E.T The Extraterrestrial Storybook" sont enfin sur pieds, mais malheureusement pas dans les mêmes maisons de disque. Ainsi, MCA Records qui édite l'album de E.T, décide de sortir le disque en novembre 1982, soit un mois avant la sortie annoncée de "Thriller" et alors même

que le premier single de l'album, "The Girl Is Mine" vient à peine de sortir !
Violant le contrat avec CBS qui stipulait que le disque de E.T ne devait pas sortir avant noël, MCA distribue même un 45T promo de la chanson "Someone In the Dark", le titre phare de l'album. Il n'en fallut pas plus pour déclencher les foudres de CBS (maison de disque de Michael) qui voyait en l'album
"E.T The Extraterrestrial Storybook" un sérieux concurent pour "Thriller". Après un procès devant la court suprême de New York, MCA se voit obliger de retirer de la vente tous les exemplaires de l'album d'E.T, faisant de ce disque un collector convoité par les fans. Le 45T promo de "Someone In the Dark" devient quant à lui, le disque le plus rare de la carrière de Michael !
Malgré ce contre temps, et cette mauvaise presse, "The Girl Is Mine" atteint la seconde place du Hot 100 américain ! Le terrain est désormais libre pour la sortie de l'album. Ainsi, le 1er décembre 1982, l'album
"Thriller" sort dans les bacs.
L'album entre très vite en tête du Hot 100 et y restera numéro 1 pendant 19 semaines ! Un record absolu. Mais cela ne sera possible pour Michael, que par une innovation importante dans la manière de vendre sa musique. Il est persuadé que le vidéo clip est le support de l'avenir, le support capable de faire décoller les ventes et assoir une image.

Convaincue par son idée, il décide de créer un vidéo clip innovant pour le prochain single de l'album, à savoir : "Billie Jean". CBS débloque alors la somme faramineuse (pour l'époque) de 250 000$ : un buget jamais vu pour un clip. Steve Barron, un jeune publicitaire anglais est choisit pour seconder Michael dans la réalisation. Malgré quelques différents entre les deux hommes et quelques problèmes techniques durant le tourange, le clip est prêt pour la sortie du single. Ainsi, en mars 1983, CBS envoi ses copies aux différentes chaines de télévision. Malheureusement, MTV refuse le clip. A l'époque, les artistes noirs étaient encore boycotés par les chaines de télévision "blanches". Confiante dans son jeune prodige, CBS menace alors MTV de retirer de leurs programmes tous leurs artistes. Au pied du mur, MTV se voit contraint d'accepter de diffuser le clip de "Billie Jean". Michael devient l'un des tout premiers artistes noirs à être diffusé sur MTV, et probablement le premier à être diffusé en rotation rapide. Bientôt le clip passe, quatre, huit, dix, douze fois par jours ! le public découvre un Michael Jackson dansant comme personne. Sa musique entre dans toutes les oreilles. Et "Billie Jean" devient numéro 1 au Hot 100 en janvier 1983, avant même que son clip ne soit diffusé !

La frénésie autour de Michael monte de semaines en semaines aux USA mais aussi dans le monde. Michael commence à faire la une de tous les magazines, et l'album "Thriller" commence à se vendre par millions. Surfant sur ce succès grandissant, Michael décide de frapper encore plus fort pour son prochain single : "Beat It". Il fait appel à Bob Giraldi pour réaliser le clip qui accompagnera la chanson. Le clip de "Beat It" sera tourné dans un quartier chaud de Los Angles avec de vrais membres de gang en guise de figurant. La chanson atteindra la première place du Hot 100 avant même que le clip ne soit diffusé. Quand ce dernier innonde enfin les chaines de télévision en mars 1983, c'est le délire ! Tout le monde tombe sous le charme d'un Michael Jackson dansant comme jamais ! La chorégraphie du clip fait sensation. Les vidéos de Michael ne ressemblent à aucune autre, et c'est ce qui fait la différence.
Mais alors que la Michaelmania bat son plein, un évênement télévisuel fera définitivement entré Michael dans une dimension autre que la simple célébrité. En mai 1983, et à la demande de Berry Gordy en personne, Michael accepte de participer avec ses frères (et Jermaine !) au Motown 25 : programme rassemblant toutes les plus grandes stars de chez Motown, le temps d'une soirée. Stevie Wonder, Lionel Richie, Marvin Gaye, Diana Ross and The Supremes et les Jackson 5 figurent parmis les têtes d'affiche. Après un superbe medley interprété avec ses frères, Michael chantera "Billie Jean" (la seule chanson qui ne soit pas au répertoire Motown ce soir là !) comme jamais ! Il fera pour l'occasion son tout premier Moonwalk (marche en arrière). Les 47 millions de téléspectateurs n'en croient pas leurs yeux. A partir de ce moment précis, les ventes de "Thriller" deviennent folles, atteignant parfois 1 million d'exemplaires vendus par semaine, allimentées par les singles "Wanna Be Startin' Somethin'" et "Human Nature" qui atteindront respectivement les 5ème et 7ème place du Hot 100, battant ainsi le record de "Off The Wall" avec 5 singles placés dans le Top 10 ! Un record.
Mais alors que le public attend logiquement un Thriller Tour, Joe Jackson demande à Michael de repartir en tournée avec ses frères. Ce n'est qu'à contre coeur qu'il décide d'accepter. L'annonce est faite dans tous les journaux : le public exulte !

Mais malgré le succès de "P.Y.T", sixième extrait de "Thriller" qui atteindra la 10ème place du Hot 100, Michael veut frapper encore un grand coup. Si "Billie Jean" et "Beat It" ont fournit des clips de qualité, il veut quelque chose d'encore plus grand pour le single "Thriller". Pour cela il fait appel à John Landis le réalisateur du "Loup Garrou de Londres", film qu'a adoré Michael. Ensemble, ils commencent à travailler sur un court metrage de 14 minutes.
En attendant, en plein été 83 sort encore un duo entre Michael et Paul McCartney :
 "Say Say Say". Ils avaient enregistré ce titre en même temps que "The Girl Is Mine" et "The Man". Un clip réalisé par Bob Giraldi accompagne le single. On peut y voir Michael et Paul vendre les mérites d'une pseudo boisson qui rend aussi fort d'un Hercule. Mais c'est une arnaque et l'argent généré par ces ventes reviennent au final à un orphelina. Le single atteint la première place du Hot 100.

Dans le même temps il signe avec ses frères un contrat de 5 millions de $ avec Pepsi. Pepsi tient à sponsoriser la prochaine tournée des Jacksons et, Michael et ses frères doivent aussi tourner deux publicités pour la marque.

En cette fin d'année 1983, Michael a fini le tournage de son prochain clip : "Thriller". John Landis a réalisé le clip et Michael a élaboré avec Michael Peters la chorégraphie. Ainsi, le 2 décembre 1983 est diffusé en avant première sur MTV le court métrage "Thriller". On peut y voir un Michael se transformant en loup garou puis en zombie tout en dansant avec des mort-vivants sur une chorégraphie absolument magistrale !
C'est tout de suite une révolution, un raz-de-marée : le monde entier veut voir cette vidéo dont tous les journaux parlent comme le meilleur clip de tous les temps. Les ventes de Thriller qui étaient déjà de 8 millions aux USA vont encore grimper de plus belle. Comme pour alimenter cette frénésie, le clip plus son making of sortent en vidéo au tout début de l'année 1984. En février sort enfin le single "Thriller" qui atteindra la 4ème place du Hot 100 devenant ainsi le septième single d'un même album à se placer dans le Top 10 américain.

Le 16 janvier, Michael doit se rendre aux cérémonies des American Music Awards ou il a été nominé dans plusieurs catégories. Ainsi il recevra 7 american music awards : meilleur chanteur pop, meilleur single pop pour "Billie Jean", meilleur album pop, meilleure vidéo pop, meilleur chanteur soul, meilleure vidéo soul et le special award of Merit. La victoire est totale ! Visiblement très honnoré et très timide, Michael recoit ses prix presque gêné !
Mais, un térrible évènement gâchera quelque peu la fête. Le 27 janvier 1984, lors d'un tournage pour un spot de pub pour Pepsi, Michael est gravement brûlé au cuir chevelu par un fumigène qui s'est déclenché trop tôt. Grâce à l'intervention de Miko Brando (fils de l'acteur Marlon Brando qui travaillait pour Michael à cette époque), le pire est évité. Michael est conduit aux urgences ou il subira plusieurs douloureuses greffes de cheveux. Michael furieux, veut alors rompre son contrat avec Pepsi, mais sa famille l'en dissuade. Il

touchera tout de même 1,5 millions de $ qu'il reversera à l'hôpital Brottman ou il a été soigné pour créer un centre pour grands brûlés. 

A peine remit de ses émotions, Michael doit se rendre en février à la cérémonie des Grammy Awards. Cette fois, il a été nominé dans plusieurs catégorie. Il jubile littéralement de ne pas avoir été ignoré par ses paires comme ils l'avaient fait pour son album "Off The Wall". Mais en février 1984, Thriller est l'album le plus vendu dans le monde, et les 7 singles sont entrés dans le Top 10 américain. C'est donc tout naturellement qu'il reçoit 8 Grammy Awards ! Un record absolu : Album de l'année, single de l'année, meilleure performance rock pour "Beat It", meilleure chanson R&B pour "Billie Jean", meilleur chanteur pop, meilleur album pour enfant avec le "E.T Storybook", meilleur chanteur rock et meilleur producteur pour Quincy Jones. Bardé de trophées et d'honneur, Michael prépare alors activement la tournée avec ses frères qui doit débuter en été 1984.
En mars il annonce officiellement que Franck Dileo, un des dirigants de Epic/CBS devient son manager. En mail, il est reçu à la Maison Blanche par Ronald & Nancy Reagan. A cette occasion, et après un discours élogieux, Ronald Reagan remet à Michael un prix pour son combat contre l'alcool au volant (Michael avait autorisé que la chanson
" Beat It" soit utilisée dans un spot contre l'alcool au volant).

En juin, et alors que l'album "Thriller" vient de dépasser les 30 millions d'exemplaires, le Victory Tour qui doit être la tournée d'adieux des Jacksons, se met sur pied. Pour l'occasion, Jermaine est de retour au sein du groupe. En toute hâte ils enregistrent un album : "Victory" qui servira à promouvoir la tournée. Michael ne s'y implique que très peu, chantant un duo avec Mick Jagger "State Of Shock", un duo avec Jermaine "Torture" et une chanson "Be Not Always". Dans le même temps, le célèbre Don King (ex-manager de Mike Tyson) est engagé par Joseph Jackson pour mettre sur pied la tournée.

Michael n'était pas d'accord avec ce choix, mais doit s'y plier comme pour le reste. Cependant, il interviendra suite au système de vente des tickets de concert jugé très discutable par les fans eux mêmes. Il fallait en effet les acheter par 4 sans avoir de garantit d'avoir au final ses places. Michael décide alors d'outre passer les méthodes de Don King et de supprimer ce système pour revenir à une vente classique. Mais le mal est fait et la presse dénonce la tournée Victory comme une machine à argent.

En juillet la tournée : Victory Tour, débute à Kansas City. Assurée par le succès de Michael, le Victory Tour attire énormément de monde et génère des millions de dollars de bénéfice. Ne voulant pas donner l'image d'un homme attiré uniquement par l'argent, Michael décide de faire don de ses bénéfices, soit plusieurs millions de dollars, à des oeuvres de charité.
Le 20 novembre, il se rend sur le Hollywood Walk Of Fame ou son étoile est désormais installée. Plusieurs milliers de fans seront au rendez-vous. Derrière sa timidité légendaire on remarque que Michael jubile !
Début décembre, le Victory Tour se termine après deux derniers concerts à Los Angles, parquant ainsi la fin de "l'ère Thriller". A ce moment, Michael Jackson est au sommet. Il a vendu 30 millions d'exemplaires de son dernier album et a reçu un chèque de 53 millions de dollars de royalties.

Michael Jackson : L'entre deux

Alors que "Thriller" et le Victory Tour sont derrière lui, Michael revient très vite sur le devant de la scène. Touché par la famine en Afrique et à la demande de Harry Belafonte et Ken Kragen, il accepte de composer avec Lionel Richie une chanson visant à récolter des fonds pour aider ces familles. Quincy Jones est également appelé pour superviser le projet. Il en résultera un tube, un hymne planétaire : "We Are The World". Beaucoup de grands noms de la chanson veulent participer au projet : Ray Charles, Stevie Wonder, Bruce Springsteen, Tina Turner, Diana Ross ou Bob Dylan.
Pour être sûr de toutes les réunir en un même lieux au même moment, une séance d'enregistrement est organisée le 28 janvier 1985 après la cérémonie des American Music Awards. Elle durera toute la nuit et restera à jamais marquée dans les mémoires. Quand
"We Are The World" sort en mars 1985, le 45T est disque d'or en 48h !

En juillet de la même année, Michael commence le tournage d'un court métrage novateur pour les parcs Dinsey, baptisé : Captain EO. Ce mini film de 17 minutes se veut un grand spectacle et est tourné en 3D. Il est confié aux deux réalisateurs : Francis Ford Coppola et Georges Lucas ! James Horner (B.O de Titanic) est également convié à créer les musiques du film. Michael travail dans son coin sur deux chansons qui serviront pendant le film. Il présentera ainsi : "We Are Here To Change The World" et "Another Part Of Me". On retrouvera ce dernier dans l'album "Bad" mais avec des arrangements différents.
Michael profite de sa nouvelle fortune pour acquérir en août 1985 le catalogue ATV, un catalogue musicale de plus de 4000 titres dont 251 des Beatles. La firme Coca-Cola ainsi que Paul McCartney (ancien membre du groupe) et Yoko Ono (veuve de John Lennon) étaient également sur l'affaire. Mais Michael a été le plus rapide et le plus mâlin, s'assurant de l'amitié de Robert Homes, l'ancien propriétaire du catalogue. Paul McCartney fou de rage n'adressa plus jamais la parole à Michael après ça. L'amitié entre les deux hommes n'aura durée que quelques années.

Ce catalogue est depuis très prisé par Sony (maison de disque de Michael) qui aimerait bien détenir les droits. Mais Michael ne semble pas vouloir s'en débarrasser.

Au début de 1986, "We Are The World" est récompensé par un American Music Award et de 4 Grammy Awards : la récompense d'un succès planétaire.
En septembre, la première de Captain EO est organisée à DisneyWorld. Georges Lucas et Francis Ford Coppola inaugurent l'attraction. Michael n'était pas présent ce jour là mais la légende dit qu'il a assisté à la première du film déguisé en vieillard. Le film fit sensation et bientôt, Captain Eo devient une des attractions phare du parc. Le système 3D élaboré par Kodac et Lucasfilm est particulièrement éfficace, et la salle spéciale pour l'attraction inaugure un tout nouveau système de son à vous décoller l'estomac !

Captain EO raconte l'éternelle histoire entre le bien et le mal. Michael y interprète le rôle d'un jeune Capitaine nommé "EO" qui se voit confier une mission, celle de libérer une planète des griffes de la reine maléfique interpètée par Angelica Houston. Pour cela, il est aidé de son équipe : The Geex, sorte de siamois, mélange de Chewbacca et de Polux, Hooter, un éléphant sur deux pattes qui fait de la trompette avec sa trompe, Major Domo, un robot tout droit sortit des productions des années 40 et Fuzzball, un singe papillon volant avec une queue de rat !
La première partie du film a surtout été élaborée par Lucas. Le combat dans l'espace et l'arrivée sur la planète de la reine fait immédiatement penser aux Star Wars. EO et son équipe se font alors capturer par les gardes de la reine et sont livrés à cette dernière. Michael fait alors appel à son pouvoir, à savoir, la musique jouée par ses partenaires. Major Domo se transforme en divers instruments de musique. The Geex jouent de la batterie, Hooter joue de l'orge et Fuzzball de la guitarre. Michael se lance alors dans une chorégraphie magistrale et convertit grâce à son pouvoir les gardes de la reine en gentils danseurs. Tout cela bien sûr en 3D. Ainsi, on a l'impression que Michael danse devant vous : c'est une sacrée expérience !

Mais depuis le début de l'année, Michael a recommencé à travailler sur un prochain album. Plusieurs démos sont en cours de travail et il refait appel à Quincy Jones pour superviser l'album. Pourtant, Michael s'investit bien plus dans cet album que pour tous les autres. Ainsi, vers la fin de l'année 1986, Michael commence à tourner un clip pour une chanson intitulée "Bad"...

Michael Jackson : Mauvais garçon ?

1987, Michael a terminé le tournage de son tout dernier clip. Réalisé par Martin Scorcese et durant plus de 20 min, ce clip a été inspiré d'un fait réel. Michael y joue le rôle de Darryl, un jeune garçon issu des ghettos de New York et qui, à force de travail, a réussit à entrer dans une grande école. Cependant, de retour dans son quartier, il retrouve ses amis jaloux de sa réussite. Ils lui repprochent d'être devenu un bourgeois intelo qui renie ses origines et lui demande de prouver qu'il est toujours "mauvais" (en anglais "Bad"). Après plusieurs repports, la sortie de l'album "Bad" est enfin prévue pour la fin août 1987. La pression est énorme pour Michael. Car, après le succès monumental de "Thriller", la presse, les fans, les professionnels : tout le monde l'attendaient au tournant. Sachant qu'il ne devait

pas se louper, Michael s'isola tel un moine pour composer la musique la plus navatrice possible.

Pour cet album, il a composé la quasi-totalité des titres (9 sur 11 chansons que compte "Bad"). Pourtant, le son plus pop et moins funky que "Thriller" ne conviendra pas à Quincy Jones. Ce sera d'ailleurs, le dernier album entre les deux hommes. Michael est enfin émancipé et n'hésite pas à proposer ses compositions. Pour "Bad" il enregistre pas moins de 70 démos ! Certaines comme :
"Streetwalker", "Fly Away" ou encore "Cheater" son désormais sorties dans le commerce dans les rééditions de "Bad" et dans son Best Of "The Ultimate Collection".
La bonne surprise de l'album viendra d'une jeune chanteuse du nom de Siedah Garret. Cette dernière, une protègée de Quincy Jones, chantera un duo avec Michael :
"I Just Can't Stop Loving You", et composera avec Glen Ballard une magnifique chanson intitulée : "Man In The Mirror".
Michael quant à lui apporte la majeure partie des chansons de l'album avec des titres très novateurs comme :
Bad, Another Part Of Me, Speed Demon, Liberian Girl ou encore Smooth Criminal.
Depuis "Thriller" le vidéo clip moderne, imaginé par Michael, a fait énormément de progrès. Les budgets sont de plus en plus conséquents et la réalisation s'est affinée. "Bad" sera donc l'âge d'or du clip pour Michael, ou ne sera pas !
 

Pourtant en juillet 1987, à la sortie du premier extrait de l'album "Bad", à savoir "I Just Can't Stop Loving You", Michael ne tournera pas de clip. Cela n'empêche pas le 45T de se classer numéro 1 au Hot 100 américain.

Cependant, la presse commence à se poser des questions sur le physique de Michael. Celui-ci a visiblement bien changé depuis quelques années. En 1987, Michael présente un look très androgyne. Il a désormais les cheveux longs et bouclés, la peau plus claire, et le nez plus fin. Les rumeurs les plus folles commencent à circuler, surtout sur la couleur de sa peau. On dit qu'il ne veut plus être noir, qu'il a honte de ses origines. On le dit homosexuel et complètement à côté de la plaque. En France, ses rumeurs trouvent écho et malgré de très bonnes ventes, les singles de l'album
"Bad" se classeront très mal.
Le 31août 1987 sort enfin l'album
"Bad". Ce dernier devient instantanément numéro 1 dans 25 pays et se vend à plus de 5 millions d'exemplaires en une semaine.
Comme pour se libérer de sa famille et pour prouver qu'il est l'artiste avec qui il faut désormais compter, Michael se lance en septembre 1987 dans une grande tournée mondiale. C'est un évenement de taille car, il n'était jamais monté seul sur scène.

Le Bad World Tour commence en septembre 1987 au Japon. Les places se sont vendus en un temps record : les japonais restent très fans malgré les années ! Le show reprend les grandes lignes du Victory Tour avec seulement deux titres de "Bad" figurant au menu : "I Just Can't Stop Loving You" et "Bad". Ce dernier sort d'ailleurs en single à la même période. Le public découvre ainsi le clip dans sa version longue de 26 min. La performance d'acteur de Michael est saluée, mais son image punk, son blouson plein de boucle et ses bottes pointe en fer sucitent des réactions mitigées de la part des médias. Michael n'a plus l'image du jeune timide de "Thriller". Quoi qu'il en soit, le single se place lui aussi numéro 1 du Hot 100.

Vers la fin de l'année, le Bad World Tour passe par l'Australie. Des concerts en Europe et en France sont annoncés. Le troisième extrait de
"Bad" est alors envoyé aux radios. Il s'agit de "The Way You Make Me Feel". Un clip accompagne la chanson. Il est réalisé par Joe Pytka, un réalisateur issu du monde de la publicité (comme Steve Baron pour Billie Jean). Michael y interprète un garçon qui tombe sous le charme d'une jeune femme dans la rue. Il la suit alors partout, essayant de la séduire par sa danse et sa voix. Finalement il arrive à ses fins et la jeune femme (interprètée par Tatiana Thumbtzen) tombe dans ses bras. Michael est d'ailleurs tombé sous le charme de cette jeune danseuse lors du tournage et, d'après plusieurs personnes de l'entourage de Michael ainsi que Tatiana elle même, il aurait eut une petite idyle entre eux deux. Quoi qu'il en soit, le single se place lui aussi numéro 1 du Hot 100. Les trois premiers singles de "Bad" se sont tous placés numéro 1 aux USA : "de bonne augure pour les Awards pensait Michael" : il avait tord !


Michael Jackson aux Grammy Awards 1988 dans une prestation mémorable de "Man In The Mirror"

En janvier 1988 et alors que "Bad" est un gros succès aux USA, Michael n'est nommé que dans deux catégories pour les American Music Awards. Il n'assistera même pas à la cérémonie mais recevra tout de même un prix : meilleure chanson R&B pour Bad. Le public, qui vote aux AMA, semble bouder Michael. Peut être est-ce son look, peut être est-ce toutes ces rumeurs, ou peut être tout simplement que le public se lasse d'un Michael triomphant. Les professionnels, eux, sont plus objectifs. Ainsi, Michael est nommé dans quatre catégories aux Grammy Awards. Fait très rare, il accepte même de se produire sur scène lors de la cérémonie. Malheureusement, l'album "Bad" ne reçoit qu'un prix ce soir là. Ironie du sort, c'est Bruce Swedien qui monte sur scène pour recevoir le prix du meilleur ingénieur du son pour Bad.
Lâché par ses paires et d'une certaine manière par le public, Michael monte alors sur scène pour faire son numéro : un numéro époustouflant, mémorable et proche de la perfection ! Il y chante "The Way You Make Me Feel" en dansant comme un magicien qui execute son tour, puis il interprète "Man In The Mirror" comme jamais plus il ne le refera. Pour le final, un choeur gospel entre sur scène. Michael tourne sur lui même et retombe violement sur ses genoux, se relève, continu de chanter malgré qu'un de ses choristes vient lui essuyer le front, retourne sur lui même et retombe à nouveau sur ses genoux. Il est dans sa chanson, il sort ses trippes, son âme et toute la rage et la déception qu'il avait accumulé depuis les American Music Awards. Petite revanche ou pas, il fini son morceau dos au public, dos à ces professionnels qui l'ont boudé avant de se retourner et contempler la salle qui l'applaudie debout pendant de longues secondes, mais sans un cri et presque "sans un bruit". La gêne est palpable.

Malgré tout, Michael commence sa tournée aux USA avec trois concerts au Madison Square Garden complets ! La critique du concert est très bonne. La presse est sur ce point très élogieuse. Pour sa tournée américaine, Michael a ajouté plusieurs chansons de l'album "Bad" au programme, à savoir : Another Part Of Me, Smooth Criminal, Dirty Diana, The Way You Make Me Feel et Man In The Mirror.
Le quatrième extrait de "Bad" : "Man In The Mirror" qui est sortit en février, atteint lui aussi la première place du Hot 100 ! Le clip montre diverses images d'archives d'hommes célèbres pour leurs combats, ainsi que plusieurs évenements importants du XXème siècle. Michael n'y apparait que sur un plan.

Les places pour le Bad World Tour en Europe sont mises en vente. En France, un concert prévu à Lyon doit être annulé faute de ventes suffisantes. Notre pays boude quelque peu Michael. Malgré d'excelentes ventes pour "Bad" (près d'un million d'exemplaires à l'époque), les français sont de plus en plus septiques au sujet de Michael. Le détester devient un sport nationnal chez nous !
En avril 1988 sort la toute première autobiographie de Michael.
"Moonwalk", c'est son titre, devient très vite un best seller à travers le monde. Michael y parle de son enfance, de sa musique, de sa vie en général. C'est la première fois qu'il se confie de cette manière. Même si le contenu n'a rien d'explosif et qu'il ne fait aucune révélation extraordinnaire, il est tout de même intéressant.
Le même mois sort le cinquième extrait de
"Bad" :
"Dirty Diana". Un clip très sobre accompagne le single. On y voit Michael sur scène en train de chanter le titre devant un public. Steve Stevens, guitariste de Billy Idol, qui avait fait le solo de guitarre en studio, accepte de

tourner dans la vidéo. "Dirty Diana" devient numéro 1 du Hot 100. C'est la première fois qu'un artiste arrive à placer les cinq premiers singles d'un même album en tête du Hot 100 : un record.

En mai, Michael enménage dans une énorme propriété qu'il a acheté dans la vallée de Santa Ynez en Californie. Il la baptise Neverland, en hommage à Peter Pan. Sur plus de 1200 hectares, Michael peut y installer un parc d'attraction privé, un zoo, un petit train qui fait le tour de la propriété, une salle de cinéma ou encore une petite maison spéciale ou tous ses prix sont exposés.

Continuant sa tournée interminable, Michael arrive en mai en Europe. Il commence par l'Italie, puis l'Autriche, la Holland, la Suède, la Suisse, l'Allemagne et enfin la France à la fin du mois de juin. Il y donnera deux concerts au Parc des Princes puis plus tard en août, un à Montpellier et à Nice. Beaucoup de stars françaises se déplacent pour le premier concert du Parc des Princes le 27 juin 1988 : Johnny Halliday, Patrick Sebastien ou Yves Montant. Michael reçoit également la Médaille de la ville de Paris des mains de Jacques Chirac !

Il continu sa tournée marathon à travers l'Europe. En juillet il arrive en Angleterre ou les billets du Bad Tour se sont vendus en des temps records. Ainsi les cinq concerts prévus au mythique stade Wembley seront complets : soit 360 000 billets vendu !

Lors du troisième concert à Wembley, Michael reçoit la visite de la Princesse Diana et du Prince Charles. Ayant d'abord décidé de retirer la chanson "Dirty Diana" du concert pour ne pas offusquer la Princesse (la chanson parlant d'une fan du nom de Diana qui fait tout pour approcher sa star préférée), il se voit obliger de la jouer à la demande même de Lady Di qui semble beaucoup apprécier cette chanson. Ils resteront d'ailleurs amis jusqu'à la mort de Diana en 1997.
Le même mois, "Another Part Of Me", le sixième extrait de
"Bad", sort dans le commerce. Le clip utilise de nombreuses images du Bad Tour avec notamment plusieurs plans des concerts au Parc des Princes. Il atteindra la 11ème place du Hot 100.

Michael continu sa tournée. En août il passe par l'Espagne, la Belgique, revient en Allemagne, en France, en Autriche. Le Bad Tour est un succès colossal. Michael arrive à remplir des stades entiers partout ou il va. Ses concerts se jouent souvent à guichets fermés, devant 50 000, 70 000 voir 100 000 personnes ! Tout le monde veut voir Michael en concert. Aux USA, il est obligé de rajouter des dates pour une seconde tournée. Ainsi, en septembre 1988, il est de retour pour plusieurs concerts à travers les Etats-Unis.
Il est alors annoncé qu'un film intitulé
"Moonwalker" sortira en décembre. Tourné en 1987, ce film est cindé en 3 parties : une retrospective de la carrière de Michael, une partie ou il est poursuivit par des gens en patte à modeler et contient le clip de "Speed Demon", et enfin une troisième partie ou Michael interprète le rôle d'une sorte d'ange poursuivit par un trafiquant de drogue interprèté par Joe Pesci (L'Arme Fatale II, III et IV). La troisième partie sert en fait de cadre au clip de "Smooth Criminal".

C'est d'ailleurs le septième extrait de "Bad". Le clip est présenté dans une version courte et fait sensation. Michael est en costume des années 30 et danse avec plusieurs gangsters dans une chorégraphie qui reste dans les mémoires. "Smooth Criminal" réussit à se placer à la 7ème place du Hot 100.

En décembre 1988, "Moonwalker" sort en salle en Europe. Aux USA, des différents avec les distributeurs obligera une sortie uniquement en vidéo. Les distributeurs accusent alors Michael de vouloir trop d'argent. Le film ne fera pas beaucoup d'étincelles en salle. Malgré tout, la vidéo se vend assez bien.

En janvier 1989, Michael achève enfin le Bad World Tour après quelques derniers concerts à Los Angeles. La tournée aura duré 16 mois et rassemblée 4,4 millions de personnes en 123 concerts. Le Bad World Tour est sans doute l'une des plus grosses tournées des années 80.
Le 30 janvier, il reçoit un American Music Award spécial pour l'essemble de sa carrière.

La promotion de "Bad" continue cependant en Europe. Ainsi "Leave Me Alone" sort en février 1989. Accompagné d'un clip (disponible dans le film "Moonwalker") la chanson parvient à la 2ème place du Top 100 Single anglais et 17ème au Top 50 français. Michael y chante son ras-le-bol et demande à ce qu'on le laisse tranquille (to leave alone, en anglais).
En juillet, le dernier single de
"Bad" sort en Europe. Il s'agit de "Liberian Girl". La vidéo qui accompagne le clip fait sensation. Elle regroupe énormément de stars comme : Steven Spielberg, Woopy Goldberg, Danny Glover, Paula Abdul, David Copperfield, John Travolta et Olivia Newton John, Quincy Jones ou encore Suzanne Sommers. Toutes ces stars sont cencé passer une audition pour le prochain clip de Michael, avant de s'appercevoir qu'en fin de compte elles ont été filmées à leur insue.


Affiche du film "Moonwalker"

Même si il n'a pas eut le succès de "Thriller", "Bad" est tout de même un énorme succès. En juillet 1989, il s'est vendu à plus de 20 000 000 d'exemplaires (10 000 000 rien qu'aux USA), a placé cinq singles numéro 1 du Hot 100 américain, a produit sans doute les meilleurs clips de Michael et la plus grosse tournée des années 80 (n'ayons pas peur des mots !). Mais c'est aussi la période ou le public commence à s'intéresser aux bizareries de Michael : son singe Bubbles, son caisson à oxygène, son visage... Bon nombre de ces rumeurs sont fausses et directement orchestrées par le staff de Michael. Mais elles lui coleront à la peau pendant très longtemps.
En ce qui concerne la couleur de sa peau, Michael souffre depuis 1978 d'une maladie appelée : Vitiligo. Le vitiligo est une maladie qui détruit la pigmentation de la peau (donc la couleur).


Exemple d'application du Dermablend sur une personne atteinte du Vitiligo.

Environ 2% de la population mondiale est touchée par cette maladie.

Dans 90% des cas, il s'agit juste de quelques tâches aux coudes, genoux ou aux mains. Mais chez certaines personnes, la maladie gagne tout le corp. C'est ce qui se passe pour Michael. Afin de gommer ces tâches, il utilise un produit appelé : Dermablend. Le Dermablend est très utilisé dans les maladies de peau pour gommer les tâches et ainsi rendre la peau homogène. Cependant, il ne se décline qu'en quelques teintes. Pour un noir, la couleur obtenue est alors plus claire. En 1989, Michael est déjà plus claire. Il se protège du soleil car à cause du Vitiligo, il ne peut pas bronzer. Malheureusement, la maladie gagnera encore du terrain dans les années qui suivirent.

Vers la fin de l'année 1989, Michael se coupe enfin du monde, n'apparaissant que très rarement dans des cérénomies ou lors de galas. On le verra notamment lors d'une soirée en hommage à Sammy Davis Junior, monstre sacré du Music Hall. Michael y chantera "You Were There" une chanson spécialement composée pour l'occasion, devant un Sammy Davis malade mais visiblement très ému et qui se lèvera pour aller remercier Michael avec les larmes aux yeux. Il décèdera quelques mois plus tard des suites d'un cancer.
Et enfin, en début d'année 1991, la rumeur d'un nouvel album se précise. Un Best Of avec plusieurs inédits est annoncé, avant que Michael ne décide finalement de sortir un album entier. Le projet "Decade" est annulé, place au projet
"Dangerous"...

Michael Jackson : Les dangereuses années

1991, après plusieurs rumeurs concernant la sortie d’un double Best Of intitulé “Decade”, il est finalement annoncé que Michael Jackson reviendra sur le devant de la scène musicale avec un album. D’abord prévu pour janvier 1991, il est repoussé au mois de juin puis au mois de novembre. Sur le plan professionnel, Michael Jackson s’est séparé de son manager charismatique : Franck Dileo. Beaucoup s’accordent à dire aujourd’hui que ce fut une erreur. De plus, il a engagé un nouveau producteur pour son nouvel album. Un jeune producteur en vogue : Teddy Riley. C’est historique, Quincy Jones ne participera pas à la nouvelle galette !

En Mars, Michael renégocie son contrat avec sa maison de disque Sony Music (qui a racheté CBS) qui lui promettent alors de gagner jusqu’à 1 milliard de $.

Comme d’habitude, des fuites plus ou mons officielles entretiennent la fièvre qui précède chaque album du King Of Pop. Ainsi dès le mois de juillet et alors que Michael peaufine les derniers détails de son opus, la presse révèle en avant première le titre d’une chanson : “Monkey Business”. Ce titre ne sera finalement pas retenu mais sera révélé au public des années plus tard. Il est alors annoncé que le King Of Pop a enregistré pas moins de 70 chansons pour finalement n’en retenir que 14. Si Michael a composé la quasi totalité des titres pour Bad, il fera cette fois confiance à Teddy Riley pour lui proposer un son nouveau. Porteur du courant musical baptisé “New Jack Swing”, Riley fera des merveilles avec Michael Jackson. On retiendra surtout les deux bombes : "Remember The Time" et "In The Closet".

Michael quant à lui s’adapte à Riley et propose des compositions abouties et très léchées dont les sublimes “Will You Be There”, “Who Is It” et “Heal The World”. En avance avec son temps, mais en même temps très tendance pour l’époque, le nouvel album de Michael baptisé “Dangerous” est finalement programmé pour le 21 novembre 1991 soit seulement 4 ans après “Bad”. 

Début novembre, un spot de pub ambitieux réalisé par David Lynch annonce enfin la sortie de “Dangerous”. Et le 8 novembre sort le premier extrait de l’album : "Black Or White". Composé par Michael, le titre fait des ravages et devient le single le plus vendu de sa carrière. Le clip, diffusé le 14 novembre et réalisé par John Landis, cumulera plus de 500 millions de téléspectateurs à travers le monde : un record absolu pour un vidéo clip. Cependant, la deuxième partie du clip pose un débat et déclenche les foudres des associations conservatrices américaines. On reproche à Michael ses atouchements suggestifs et sa violence inhabituelle. Pour calmer le jeu, Michael diffuse un message dans lequel il présente ses excuses. L’affaire est close. "Black Or White" restera numéro 1 pendant 7 semaines aux USA et 8 semaines en Australie.

Le 21 novembre, l’album est enfin dans les bacs. Il devient instantanément numéro 1 dans de nombreux pays. Musicalement très abouti, “Dangerous” reste sans doute l’album par excellence de Michael Jackson et gagne aujourd’hui encore les suffrages auprès des fans.

Janvier 1992, le second extrait de l’album inonde les ondes. Il s’agit de “Remember The Time”. Là encore, un clip d’une qualité rare accompagnera la chanson.

Réalisé par John Singleton, il mettra en scène Eddie Murphy et le top modèle Iman en couple de pharaon. On notera également une apparition de l’ex-star du basket : Magic Johnson. Le single parvient à la 3ème place du Hot 100 et 5ème au Top 50 français.

Début février, une grande conférence de presse est organisée à New York durant laquelle il est annoncé que Michael partira en tournée à partir du mois de Juin. C’est aussi la naissance de la fondation “Heal the World” visant à aider les enfants à travers le monde. Le 11, Michael arrive sur le continent africain qu’il compte visiter. Il attérrit d’abord à Libreville au Gabon ou il est accueillit par 100 000 personnes ! Il visitera ensuite la Côte d’Ivoire, la Tanzanie et l’Egypte. Durant son séjour il est honoré “Roi de Sani” par une tribu de Côte d’Ivoire.

Le troisième single de l’album Dangerous sort en avril 1992. Il s’agit de “In The Closet”. Le clip réalisé par Herb Ritts restera dans les mémoires. On y voit un Michael Jackson plus sexy que jamais dansant avec une Naomi Campbell au sommet de sa sensualité. Très suggestif, le clip n’en reste pas moins un chef d’oeuvre visuel. “Dangerous” marque l’apogée de la qualité des clips pour Michael Jackson. “In The Closet” parviendra également dans le Hot 100 en se placant à la 6ème place.

Au mois de juin, un nouveau livre signé par Michael sort dans le commerce. Intitulé “Dancing The Dream”, ce livre est en fait un recueil de pensées et de poèmes du King Of Pop, illustré de dessins et de photos inédites. Loin de susciter l’enthousiasme de sa biographie “Moonwalk”, “Dancing The Dream” n’en est pas moins un ouvrage intéressant, reflètant un peu plus la personnalité de Michael.
Le même mois, le quatrième extrait de “Dangerous” sort aux USA. Il s’agit de “Jam” le titre qui ouvre l’album.

Non content de s’être offert déjà une bonne plaillade de guest stars sur ses clips, Michael s’adjoint la présence d’une légende du sport : Michael Jordan, mais aussi du rappeur HeavyD (qui rappe déjà sur la chanson). Tournant autour de l’univers du basketball, le clip de “Jam”, réalisé par David Kellogg, est lui aussi une réussite totale sur le plan visuel. Cependant, le single se classe assez mal dans le Hot 100 et atteint péniblement la 8ème place dans le Top 50 en France. 

Bizarrement, “Jam” ouvrira la porte à des singles mal classés malgré une qualité indéniable et des clips de qualité. aux USA, “Dangerous” commence à plonger dans les profondeurs des classements, atteignant même la 149ème place à la fin de l’année 1992.
Pour autant les ventes dans le reste du monde se portent très bien. Le problème semble donc se cantonner aux USA. A à ça plusieurs explications mais surtout le fait que la tournée de Michael ne passera bizarrement pas par les Etats-Unis.

Justement le 23 juin 1992, une conférence de presse est organisée à Londres à l’aéroport d’Heathrow pour marquer le début du Dangerous World Tour. A cette occasion, une cassette promotionnelle est distribuée en grande quantité sur le vieux continent et proposant en plus d’un medley de “Dangerous” un titre inédit : "Someone Put Your Hand Out".
Le 27, le premier concert de la tournée est donné à Munich en Allemagne devant 72 000 personnes. Tout le monde découvre ainsi la spéctaculaire entrée sur scène de Michael, baptisée "Le grille-pain", qui consite à bondir de sous la scène !
Le Dangerous World Tour se veut alors une tournée mondiale sans précédent qui visitera des pays qui n’ont pas l’habitude de recevoir des stars internationnales.

En juillet “Who Is It”, le cinquième extrait de “Dangerous” sort dans les bacs excepté aux USA. Réalisé par David Finsher, le clip de “Who Is It”, pourtant très intéressant d’un point de vue artistique et visuel, ne plaira pas à Michael qui le fera retirer des chaines de télé.
Le début du Dangerous Tour sera marqué par un état de fatigue évident de la part de Michael. Plusieurs concerts sont reportés ou annulés. Sa voix commence à le lâcher.
Malgré tout il donnera un concert mémorable le 01 octobre à Bucharest en Roumanie, diffusé en direct et en mondovision dans le monde entier. Mais quelques jours plus tard, il se voit contraint d’annuler le reste de sa tournée européenne. Les médecins lui conseillent de prendre du repos et de ménager sa voix.

En décembre, “Heal The World”, le sixième extrait de “Dangerous” est diffusé sur les ondes. Si il connait un franc succès en Europe en se classant 2ème des ventes en France et en Angleterre, il connait en revanche un succès beaucoup plus mitigé aux USA en ne dépassant pas la 27ème place du Hot 100.
Le 9 décembre, après avoir prit un peu de repos, Michael arrive au Japon pour démarrer la seconde partie de la tournée. Il passera même le 31 décembre sur scène à Tokyo !

L’année 1993 commence très fort pour Michael. Malgré des singles injustement boudés sur le sol américain, il est tout de même récompensé par de nombreux Awards : Meilleure vidéo pour “Black Or White” et “Artiste de l’année” par les NAACP Awards, “Meilleur Single R&B”, “Meilleur Album Pop Rock” pour les American Music Awards mais aussi le “Legend Award” décerné par le jury des Grammy.

Les ventes de Dangerous atteignent alors de 20 millions d’exemplaires dans le monde !

Le 31 janvier, il participe au Half Time Show (show de la mi-temps) du 27ème Super Bowl à Los Angeles. Il y établit un nouveau record d’audience pour le show avec 130 millions de téléspectateurs aux USA. Un record jamais égalé depuis.

Bien décidé à reconquérir son public américain, Michael accepte une interview avec la très célèbre Oprah Winfrey.

Pour la première fois il ouvre les portes de Neverland et accepte toutes les questions de la journaliste. 100 millions de téléspectateurs amérciains verront un Michael Jackson humain, sincère et qui parle pour la première fois de sa maladie de peau, le Vitiligo, levant ainsi le voile sur le blanchiment de sa peau. Il en profite également pour montrer ses talents de “Human Beat Box” (l'art de faire les percussions et la musique avec sa bouche) lors d’une interprétation mémorable et a capella de “Who Is It”.

Les américains le trouve finalement moins bizarre que la presse voulait bien le faire croire et achètent en masse “Dangerous”. Ce dernier qui avait atteint la 149ème place fin 1992 remonte en quelques semaines à la 10ème place des ventes : une remontée spectaculaire !
Dans la foulée, le septième extrait de l’album voit le jour. Il s’agit de “Give In To Me”. Le clip, tourné en une heure en Allemagne fin 1992 met en scène Michael aux côtés du guitariste Slash. Il atteint la 7ème place du Top 50 en France et 2ème en Angleterre.

Cependant, le single ne sera pas diffusé aux USA ou l’interprétation de Michael pour “Who Is It” lors de l’interview de Oprah Winfrey est restée dans les mémoires. “Who Is It” est donc diffusé à la place de “Give In To Me” et atteint la 14ème place du Hot 100. Non content du clip qu’il avait fait retiré lors de la commercialisation du single en juillet 1992, Michael et MTV organiseront un concours. Finalement c’est un montage vidéo fait d’archives qui sera retenu.

En mai, Michael se rend à Monaco ou il recevra 3 World Music Awards des mains de la famille princière, dont un des mains de Stéphanie de Monaco. Un drôle de retour aux choses lorsqu’on sait que c’est elle qui sussure des mots doux dans la chanson “In The Closet”.

Le même mois, “Will You Be There” devient le huitième extrait de “Dangerous”. Il atteindra la 7ème place du Hot 100 mais seulement la 31ème place au Top 50 français.

Mais, depuis quelques semaines se joue une tractation importante entres les avocats de Michael et un certain Evan Chandler. Une tractation qui ressemble fort à une extorsion de fond et qui débouchera sur l'un des plus gros scandale fisant une star du show-business.
Le 17 août 1993, la carrière exemplaire de Michael sera entachée à jamais. Une instruction est ouverte par la police de Los Angeles, suite à une plainte d’un jeune garçon de 13 ans : Jordy Chandler, qui accuse Michael Jackson d’attouchements sur sa personne. Le père du garçon, jaloux de la relation presque père/fils entre Michael et Jordy organisa des négociations pour soutirer de l’argent à Michael. Ce dernier refusant les propositions du père se verra alors menacé par ce dernier de plainte pour viol à l’encontre de son fils. Poussé par son père, le garçon confirme devant la police.

Jordy, sa soeur et sa mère (divorcé de son mari) ont été “adoptés” par Michael qui les enmène partout dans ses déplacements. Ils étaient avec lui à Monaco pour les World Music Awards. La tempête médiatique qui s’en suit est térrible et dévastatrice. Avant même que Michael n’ait put s’expliquer, les journaux du monde entier le traîne dans la boue.
Malgré tout, Michael va en Asie pour continuer sa tournée. Mais affaiblit et atteint au moral, il annulera plusieurs concerts. Il continue néanmoins sa tournée, fort du soutien de nombreuses personnalités du Show-Business. En même temps sort le dernier single de l'album "Gone To Soon". Mais le titre ne fera pas beaucoup d'étincelles dans les charts. Le clip fait d'images d'archives d'un jeune garçon séropositif : Ryan White, ami de Michael et qui était devenu le symbole de la lutte contre le SIDA aux USA et décédé quelques temps plus tôt, lui est dédié.

En septembre il donne son premier concert à Moscou. Dans sa chambre d’hôtel, épuisé et au plus mal, il composera sans doute sa meilleure chanson : "Stranger In Moscow".

Quelques jours plus tard il se produit à Tel Aviv en Israël devant 80 000 personnes, puis à Istanbul en Turquie. Après un dernier concert à Tenerife le 26 septembre, il décide de prendre un peu de repos.

Aux USA, l’enquête continue. Des ex-employés de Neverland (ranch de Michael) disent se souvenir de faits bizarres et monnaient leurs interviews dans la presse. Cependant, plusieurs enfants qui côtoient Michael, dont le célèbre Macaulay Culkin (vedette du film "Maman J'ai Râté l'Avion"), affirment devant la presse que Michael n'a jamais eut le moindre comportement déplacé envers eux et lui affichent un soutien appuyé.

Liz Taylor, qui a rejoint Michael le pousse alors à prendre du repos et à se faire suivre par des médecins pour sa dépendance aux médicaments qu’il prend désormais quotidiennement. Mais les promoteurs et ses conseillers le poussent à poursuivre sa tournée en amérique latine. Michael arrive donc à Buenos Aires début octobre et donne plusieurs concerts puis se rend à Sao Paulo au Brésil, à Santiago au Chili et enfin à Mexico City au Mexique. Mais après un dernier concert à Mexico City le 11 novembre, il décide d’annuler le reste de sa tournée et s’envole pour Londres afin de se faire soigner pour sa dépendance aux analgésiques et aux sommnifères.
Le Dangerous World Tour, entaché par l’affaire, aura tout de même attiré près de 4 millions de spectateurs en 69 concerts. Une moyenne encore plus importante que pour le Bad Tour.

Autre coup dur pour Michael, Pepsi Cola, partenaire depuis 1984, rompt officiellement son contrat. En revanche Sony Music affiche toujours son soutien mais annule plusieurs projets.

Depuis qu’il est à Londres, Michael se coupe du monde et ne donne aucune nouvelle. En décembre, Latoya, poussée par son mari, Jack Gordon, annonce qu’elle a de sérieux doutes sur l’innocence de Michael. Elle démentira plus tard disant qu’elle a été poussée par son mari, mais le mal est fait.

Le 10 décembre après être revenu aux Etats-Unis, la police enmène Michael afin de prendre des clichés de son corp et de son pénis devant des médecins.
Le 22 décembre, après plusieurs semaines de silence, Michael Jackson enregistre un communiqué dans lequel il clame son innocence et demande aux gens de ne pas le condamner avant d’avoir tous les éléments. Visiblement fatigué et très affecté, son message télévisé fera le tour du monde.

Début janvier, poussé par ses conseillers et voulant éviter un procès usant, humiliant, et dans lequel les photos de ses parties intimes auraient put ressurgir dans la presse, les avocats de Michael arrivent à un accord avec la famille Chandler. Contre 22 millions de dollars, la plainte est retirée. Une érreur de la part du camp Jackson. La presse du monde entier voit ce geste comme une preuve de culpabilité.
Néanmoins, l’enquête menée par un procureur de fer : Thomas Sneddon, continuera encore pendant plusieurs mois.

Durant cette période, Michael fréquente Lisa Marie Presley, la fille d’Elvis Presley. Il décide finalement de l’épouser en secret au mois de mai 94. Le mariage sera confirmé par leurs portes-paroles au mois d’août. La nouvelle fait grand bruit ! beaucoup y voient une manière malsaine de lever les doutes sur la sexualité de Michael. Peu sont convaincu par ce mariage.

Le 21 septembre, la police de Los Angeles annonce qu’elle n’a finalement pas trouver de preuve permettant de douter de l’innocence de Michael sur l’affaire. Le communiqué n’est quasiment pas relayé dans les médias. Fin 1994, Michael travaille déjà sur un nouvel album. Beaucoup de choses se sont accumulées en lui depuis le début de l’affaire Chandler et il compte bien régler ses comptes sur son prochain album...

Posté par DjTwister à 14:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]